Modalités thérapeutiques
Situation locale ou localement avancée

Recommandations

La chirurgie représente le traitement de référence et le seul traitement curateur des tumeurs carcinoïdes bronchiques. Un curage ganglionnaire doit être systématiquement effectué. La réalisation d’une endoscopie interventionnelle représente une alternative à la chirurgie en cas de contre-indication chirurgicale ou d’exérèse parenchymateuse disproportionnée.

Pour les carcinoïdes typiques, la chirurgie devra être conservatrice au maximum : la chirurgie minimale doit être une segmentectomie avec curage. Les résections anatomiques avec curage sont recommandées pour tous les carcinoïdes typiques. En cas d’argument pré-opératoire pour un carcinoïde atypique, le traitement devra être une lobectomie avec curage ganglionnaire médiastinal.

Il n’existe actuellement aucun argument pour recommander un traitement complémentaire post-opératoire en cas de résection complète, quel que soit le statut ganglionnaire.

Il n’y a aucune étude prospective publiée permettant de définir de manière précise la surveillance des carcinoïdes bronchiques opérés. Les recommandations ci-dessous relèvent donc d’avis d’experts. Du fait de l’apparition tardive en particulier de métastases hépatiques, la surveillance radio-clinique doit être prolongée pendant plus de 10 ans pour les carcinoïdes. L’intérêt d’une surveillance systématique des CTN0 n’est pas démontré et reste discuté. L’intérêt d’une surveillance par imagerie des récepteurs à la somatostatine systématique de lésions opérées à visée curative n’est pas validé.

Une endoscopie bronchique est conseillée après résection-anastomose afin d’évaluer les risques de re-sténose.

Rythme de surveillance proposé  dans le cadre du référentiel:

  • CT-N0 : pas de surveillance systématique. Si celle-ci est néanmoins décidée, privilégier les examens non irradiants (échographie abdominale) et sur une période longue (> 10 ans) ;
  • CT N+ et CA : TDM thoraco-abdominal avec injection et acquisitions vasculaires précoces à 4 mois puis annuellement, à espacer progressivement. imagerie des récepteurs à la somatostatine et imagerie dédiée en cas de suspicion de récidive.
  • Durée de surveillance CT et CA : plus de 10 ans

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