Sevrage tabagique
Sevrage tabagique en oncologie thoracique

Quel que soit le stade du cancer, le sevrage permet d’améliorer la dyspnée, l’appétit et l’asthénie, ce qui se traduit par une meilleure qualité de vie.

Le fort pouvoir addictif du tabac avec dépendance physique, psychologique et comportementale explique le taux élevé de récidive tabagique d’environ 80 %, un an après le sevrage.

La substitution nicotinique, et/ou la cigarette électronique peuvent être proposées.

Recommandations
  • Quel que soit le stade de la maladie, l’arrêt du tabac apporte un bénéfice clinique significatif.
    L’aide au sevrage tabagique doit être systématiquement proposée à tout patient atteint de cancer bronchique, quel que soit le stade ou le type histologique.
  • La poursuite du tabagisme est associée à une augmentation de la mortalité globale et spécifique.
    Elle favorise la survenue de récidives, de seconds cancers bronchiques et augmente le risque de complications infectieuses et respiratoires.
  • Le sevrage tabagique améliore la qualité de vie et la tolérance aux traitements.
    Il réduit la dyspnée, améliore la récupération fonctionnelle et peut optimiser la réponse aux traitements oncologiques.
  • Dans les cancers bronchiques, le tabagisme actif est un facteur pronostique péjoratif.
    Il augmente le risque de récidive locale et de second cancer bronchique, quelle que soit la stratégie thérapeutique (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, immunothérapie).
  • En période péri-opératoire, l’arrêt du tabac réduit significativement la morbi-mortalité postopératoire.
    Il diminue le risque de complications respiratoires, infectieuses et de retard de cicatrisation.
  • Avant une intervention chirurgicale, le sevrage tabagique est recommandé le plus tôt possible.
    Un délai d’au moins 4 à 8 semaines avant la chirurgie maximise le bénéfice respiratoire et cicatriciel, mais tout arrêt, même dans les jours précédant l’intervention, reste bénéfique.
  • Le tabagisme actif peut réduire l’efficacité de certains traitements systémiques.
    Il influence la pharmacocinétique de plusieurs chimiothérapies (notamment l’irinotécan), diminue l’efficacité des inhibiteurs de tyrosine kinase ciblant l’EGFR (TKI) et pourrait altérer la réponse à l’immunothérapie.
  • Le sevrage tabagique doit être intégré au parcours de soins oncologique.

 

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Référence

26. Ruppert AM, Amrioui F, Gounant V, Wislez M, Bouvier F, Cadranel J. [Smoking cessation therapy in thoracic oncology]. Rev Mal Respir. oct 2013;30(8):696‑705. doi:10.1016/j.rmr.2013.02.017 PubMed PMID: 24182655.