Bonnes pratiques en endoscopie souple (diagnostic)
Synthèse des bonnes pratiques

  • Pendant une endoscopie bronchique le patient doit être surveillé en continu au saturomètre.
  • Un matériel de réanimation doit être disponible dans les locaux.
  • Une supplémentation en oxygène doit être administrée en cas de désaturation de moins de 4% ou sat < 90% de plus de 1 minute pour réduire les risques de complications liées à l’hypoxie.
  • Ces complications sont corrélées à la saturation initiale, la fonction respiratoire, les comorbidités, la sédation, et le type de prélèvement.
  • En cas de risque élevé d’arythmie, la saturation en oxygène, la tension artérielle et la fréquence cardiaque doivent être optimisées et une surveillance post endoscopie doit être prévue.
  • L’avis du cardiologue peut être souhaitable en cas de pathologie cardiaque connue, et nécessaire si l’endoscopie est indiquée alors qu’un IDM est récent de moins 4 semaines.
  • Dans l’idéal, l’endoscopie doit être réalisée au moins 4 semaines après un IDM.
  • La réalisation systématique d’un bilan de coagulation /plaquettes avant une bronchoscopie souple diagnostique chez un patient sans facteur de risque n’est pas nécessaire.
  • En cas de facteurs de risque une numération plaquettaire et un bilan de coagulation est utile.
  • Si des biopsies transbronchiques sont prévues, un bilan coagulation/plaquettes pré-opératoire est conseillé.
  • En cas de biopsies prévues, l’arrêt des antithrombotiques est nécessaire et sera réalisé selon les recommandations officielles. L’héparine sera arrêtée selon sa demi-vie, la veille ou le jour même. L’AVK sera arrêté pour un INR≤ 1,5 le jour du geste. L’ADO sera arrêté au moins 48h avant.
  • En cas de biopsies prévues l’arrêt des antiagrégants plaquettaires 5 à 7 jours avant est nécessaire, en concertation avec le cardiologue référent. Il n’est pas nécessaire d’interrompre l’aspirine à petites doses.
  • Chez un patient asthmatique, le contrôle de l’asthme doit être optimisé au mieux avant une fibroscopie, spécialement en cas de LBA ou biopsies.
  • Chez un patient asthmatique, un traitement bronchodilatateur en nébulisation peut être envisagé avant le geste.
  • Avant une bronchoscopie, chez un patient suspect de BPCO, il est recommandé de réaliser une spirométrie et si le TVO est sévère (VEMS< 40% de théorique et/ou SAT < 93%) une gazométrie est recommandée.
  • Chez ces patients BPCO, l’apport d’oxygène et la sédation intraveineuse peuvent induire une hypercapnie. La sédation doit donc être évitée quand la PaCO2 pré-endoscopie est élevée et l’apport en oxygène doit être contrôlé. Le traitement avant le geste doit être optimisé (VNI ?).
  • La réalisation d’un scanner thoracique est obligatoire avant tout geste diagnostique d’une lésion suspecte pulmonaire.
  • En présence d’une lésion endobronchique visible, la réalisation de 5 biopsies minimum est requise. L’association de brossage et aspiration augmente la rentabilité du geste.
  • En cas de lésion périphérique, la rentabilité de la bronchoscopie sera plus faible surtout si la lésion est <2cm. Une alternative diagnostique doit être envisagée si il est cliniquement nécessaire de confirmer le diagnostic et/ou si la chirurgie est risquée.
  • Le recours à une endoscopie avec mini-sonde ou navigation électromagnétique peut être utile, surtout si la ponction-biopsie sous scanner est risquée ou contre-indiquée