Gestion des nodules thoraciques
Définition

C’est la taille de la lésion qui différencie micronodule (<3mm), nodule (3-30mm) et masse (>30mm) (1).

La découverte incidente de nodule non-calcifié au scanner thoracique est un événement fréquent (de 8 à 51% selon les séries et la population dans laquelle est effectué l’examen). Ces nodules sont parfois multiples et la grande majorité est de taille inférieure à 10mm (96%) voire 5mm (72%) (2). Dans l’essai NLST, mené dans une population sélectionnée de fumeur âgé de 55 à 74ans, 24% des patients avaient au moins un nodule non calcifié de plus de 4mm au scanner initial (3).

Tous les nodules non calcifiés ne sont pas malins.

Certains critères radiologiques, sont en faveur du caractère bénin d’un nodule thoracique (4) :

  • Nodule entièrement calcifié ou nodule avec calcification centrale sur deux reconstructions orthogonales, quelle que soit sa taille ; ou nodule avec calcification périphérique ou lamellaire ;
  • Nodule contenant de la graisse (-40 à -120UH), du tissu et/ou des calcifications et correspondant le plus souvent à un hamartochondrome typique (50% des cas) ;
  • Caractéristiques suggestives d’un ganglion intra-pulmonaire : nodule tissulaire homogène de moins de 10mm, de forme triangulaire ou ovalaire, située à une distance de moins de 10mm de la plèvre et en dessous du niveau de la carène.

On distingue classiquement deux types de nodules thoraciques : les nodules solides et les nodules en verre dépoli (incluant les nodules mixtes avec contingent solide et verre dépoli). Leur prise en charge est différente.

On rappelle l’importance primordiale de se référer aux examens TDM antérieurs pour évaluer la cinétique de croissance des nodules.

Sont hors-champ de cette fiche pratique :

  • Les autres anomalies thoraciques découvertes incidemment (adénopathies, atélectasies, épanchement pleural…) ;
  • Le suivi des individus dans le cadre d’un dépistage, y compris après exposition à un risque professionnel.
  • Le suivi des patients dans le cadre de la surveillance après une maladie néoplasique (tout organe).

 

Références

1. Hansell DM, Bankier AA, MacMahon H, McLoud TC, Müller NL, Remy J. Fleischner Society: glossary of terms for thoracic imaging. Radiology. 2008 Mar;246(3):697–722.

2. Edey AJ, Hansell DM. Incidentally detected small pulmonary nodules on CT. Clin Radiol. 2009 Sep;64(9):872–84.

3. National Lung Screening Trial Research Team, Aberle DR, Adams AM, Berg CD, Black WC, Clapp JD, et al. Reduced lung‐cancer mortality with low‐dose computed tomographic screening. N Engl J Med. 2011 Aug 4;365(5):395–409.

4. Couraud S, Cortot AB, Greillier L, Gounant V, Mennecier B, Girard N, et al. From randomized trials to the clinic: is it time to implement individual lung‐cancer screening in clinical practice? A multidisciplinary statement from French experts on behalf of the french intergroup (IFCT) and the groupe d’Oncologie de langue francaise (GOLF). Ann Oncol. 2013 Mar;24(3):586–97.